Road Trip sur la Manche, la Petite Irlande Française (2 / 2)

Road Trip sur la Manche, la Petite Irlande Française (2 / 2)

Vous avez aimé la première partie du Road Trip ? Alors vous allez adorer la suite ! C’est où, quand et comment ? Et bien c’est maintenant, nulle part ailleurs que dans cet article. Bonne lecture !

Bivouac au-dessus de la Baie d’Ecalgrain

Après cette journée riche en émotion, le temps est venu pour nous de trouver un endroit ou dormir, et établir notre campement. Finalement, c’est sur un brin d’intuition et d’envie que nous trouvons la place idéale pour la nuit. Donc, c’est perché sur les Buttes, ce relief rocheux dans la falaise, non loin de la pointe du Houpret au nord de la baie d’Ecalgrain, que nous passerons notre nuit. Et quel endroit pour camper, pour s’endormir, se ressourcer, et surtout profiter de la vue, ainsi que du paysage qui s’offrent à nous.

Nous avons donc monté la tente, et profité d’un coucher de soleil perdu sur les falaises. Régalés d’un apéro simple, de fromage et de saucisson, une bière à la main. Puis, nous sommes partis en promenade sur le sentier en remontant en direction de la Hague. En prenant soin de n’abîmer ni les bruyères qui semblait prolonger l’océan dans des couleurs violettes et roses. Ni d’abîmer aucunes des images qui viendraient bercer nos nuits à venir, et nos jours à vieillir.

Toutefois, c’est en image ici aussi, que je crois que les émotions sont les plus parlantes. Notez, encore une fois, que nous avons tout fait pour ne laisser AUCUNES traces, et surtout respecter ce havre de paix, aux couleurs magiques. En plantant la tente non pas sur des plans de bruyères mais sur un plan herbeux. Et surtout en ne faisant aucun feu, et en ne provoquant aucune pollution quelle qu’elle soit.

Notre bivouac était absolument parfait, et nous a laissé sans voix à bien des moments.
C’est grâce à l’application Maps.me et un peu d’intuition en suivant un chemin de terre que nous avons trouvé ce Spot.
La falaise autour de nous était couverte de bruyère, un enchantement dont nous avons pris soin de ne rien abîmer

Le Nez-de-Jobourg

Après notre petit déjeuner, et être descendu dans la Baie d’Ecalgrain par la route, nous nous dirigeons à présent vers le Nez-de-Jobourg. Ce pic rocheux, culminant à 128 mètres sur la mer, semble s’avancer dans les flots avant finalement de se fondre avec l’horizon. Réserve ornithologique classée, nous n’en finissons pas avec le dépaysement. Tout semble parfaitement s’enchaîner dans le cadre quasiment irlandais encore une fois de notre aventure. Nous avons emprunté le sentier des Douaniers, qui demande là aussi un peu de prudence, mais sans rien regretter nous avons pu respirer à plein poumon cet endroit magnifique à plus d’un titre.

Malheureusement nous avons appris sur le tard, qu’il était possible en fonction ici aussi de l’heure et de la marée, de descendre en rappel la falaise, et découvrir les grottes qui se cachent dans cette dernière. D’après nos informations, comptez cinq heures, le temps de descendre, de déjeuner en bas, et bien sûr de profiter des explications des guides qui vous accompagneront dans ce moment.

Le fameux Nez de Jobourg

Les dunes de Vauville

 Nous sommes passés par les dunes de Vauville, l’occasion pour nous de nous rapprocher de la mer et profiter d’un bain de pied ainsi que d’une sieste au soleil. Mais oui, il faut aussi penser à recharger ses propres batteries en plus de celles des appareils et des téléphones ! Le paysage m’a emmené malgré lui vers la Dune du Pyla. Moins exotiques peut être, mais plus sauvage ici, ce fut un très bon moment de détente et de récupération. Ce qui nous a permis de faire un premier bilan de notre aventure a un peu plus de la moitié du temps écoulé. Cela nous a permis aussi de booker notre stationnement pour la nuit au Camping 4 étoiles de… La Belle Etoile, à Gouville-sur-Mer (21€ la nuit, pour une tente).

Les pieds dans l’eau, après une petite sieste. De quoi faire le plein d’énergie.

Gouville-sur-Mer

Arrivé à Gouville sur la fin de journée, nous passons directement au camping, où nous montons la tente, et profitons des conseils avisés des personnes du camping Belle Etoile. « Vous devriez aller voir les maisons colorées au bout de la plage… Et en rentrant si votre appétit s’ouvre, faites donc un saut au restaurant « les Dunes », il a été repris il y a peu et c’est délicieux ! ». Ni une, ni deux, le sac sur les épaules nous prenons nos pieds et repartons à l’aventure.

Les cabanes colorées

Les cabanes semblent s’enfoncer dans le sable, alors qu’elle surplombe la plage dans les dunes. Clara a par ailleurs dit cette phrase que je trouve parfaite pour décrire le lieu : « C’est comme si, un peintre avait peint ce tableau qui s’offre à nous. Et pour relever ce paysage, avait déposé un peu de ses couleurs sur les toits. ». C’est tout à fait ça, oui. Quelques touches de couleurs qui donnent la légèreté à ce paysage salé et brûlé par le soleil. De quoi vous enchanter encore un peu plus.

Le restaurant Les Dunes

En rentrant, nous nous posons donc au restaurant les Dunes. Un accueil chaleureux, un cadre idyllique, quoi de mieux pour passer un bon moment ? Nous prenons chacun une bière, j’opte pour l’Archange, brassée au Mont-Saint-Michel non loin de là. C’est une ambrée, avec du caractère et dont le gout amer, rappelle pourtant la texture plus douce et mûrit d’un cidre vieillit en fût. Nous prenons des huîtres en entrée. Ces dernières, médaillée d’or cette année par ailleurs, les Krystale, produites localement, méritent bien leur récompense. Délicieuses, aux arômes légers de mer, et d’iode. Plutôt peu visqueuse, et avec une bonne mâche, servies avec un peu de vinaigre, et de pain, tout ce que j’aime !

Enfin, pour le plat, Clara se laissera tenter par les Moules à la Normande : exit le vin blanc, et bonjour la crème ! De mon côté… je reste fidèle à mon Fish & Chips, avec son filet de poisson qui me laissera sans mots, et sa panure maison, qui me rendra juste ce qu’il faut d’éloquence pour vous donner j’espère envie. Pour le dessert, fondant au chocolat d’un côté et dame blanche de l’autre, nous resterons sur de grands classiques. (Le repas, huîtres + plat + dessert, deux consommations : environ 55€ pour deux.)

La pointe d’Agon

De retour au camping, et voyant le soleil se diriger vers l’horizon. Nous montons en voiture, et nous dirigeons vers la Pointe d’Agon, afin de profiter d’un coucher de soleil sur la plage. Nous ne serons pas déçus : Couleur pastel, plage du bout du monde. Tout semble parfaitement s’imbriquer encore et toujours. Le soleil descend doucement, et fini happé par les vagues qui le dévorent. Dans un dernier halo de violet et de rose, les nuages semblent être des vaisseaux de cotons, ou peut être des oiseaux légendaires, cherchant à fuir la réalité. Cherchant à s’évader, comme nous cherchons à voyager et à rêver. La nuit promet encore de jolis rêves.

La plage de la Poulette

Direction Coutainville ce matin. Pourtant l’ambiance semble se dissiper tandis que l’on approche inexorablement de la fin de notre périple. Là bas, nous avons rendez-vous avec la plage de la Poulette. Où d’ailleurs, il subsiste une cabane, la cabane… La Poulette, édifiée en 1926, et qui a survécu aux différentes attaques de la Manche. L’air est doux, et le soleil nous gratifie encore de sa présence, réchauffant nos cœurs dans le matin. Une découverte, dont nous n’aurons pas le temps de profiter semble être le restaurant « La Cale ». Les pieds dans le sable, son décor nous a séduit, notamment à l’extérieur. Ce hangar à bateau changé en restaurant, et son mobilier, moitié brocante, moitié gri-gri, est une invitation a profiter d’un moment authentique. Alors, à tester une fois prochaine !

La cabane de la Poulette, érigée en 1926 est la dernière survivante sur la plage de Coutainville. Celle-ci à même résisté au débarquement !
Depuis la terrasse du Restaurant La Cale, les pieds dans le sable.

Dernière étape : Granville

Nous arrivons maintenant sur Granville, ce sera la dernière étape de notre Road-Trip à travers la Manche. Plutôt fier du chemin parcouru, nous entamons une marche en bord de mer garé non loin du casino. Nous profitons du bleu de l’eau, comme si toute l’encre de nos souvenirs se déversaient tout à coup dans la mer. Mais, nous avançons tranquillement porté par un parfum : nous avons rendez-vous avec les jardins de Christian Dior. Effectivement ce dernier né a Granville s’est vu édifié un musée et un jardin à son nom. Reconnue Maison des Illustres depuis 2012, nous nous contenterons de la promenade dans les jardins. Une passion venue de sa mère, et qui contribuera sans aucun doute à la sensibilité de l’artiste au travers de toute sa carrière. Un voyage floral et glamour, qui ne saurai mieux achever ce road trip.

Le mot de la fin

Alors ça y est nous reprenons une dernière fois la route pour rentrer. Je dépose Clara à la gare de Rouen, environ à mi-chemin du retour. C’est l’occasion de faire une pause pour moi, sur les environs 430 kilomètres, et quatre heure trente de routes qui me sépare de Saint-Quentin.

Toutefois au-delà des mille deux cents kilomètres parcourus sur ces deux jours, du budget étant revenu à environ 200€ par personne (péages, courses, et visite dans les musées comprises.). Mais les souvenirs que j’en tire sont inaliénables, et inaltérables. Ils resteront pour moi gravé à jamais dans ma mémoire, et plus que jamais je ne saurai trop vous encourager à découvrir « La Petite Irlande » Française. Perdue là-bas quelques parts sur la péninsule du Cotentin. Là-bas pas loin de nous en Normandie.

Remerciements

Enfin, je voudrai remercier, toutes ces personnes que nous avons croisé au long de notre périple. Effectivement, tout le monde a été d’une gentillesse extrême et d’excellents conseils. Alors, n’oubliez pas de garder le sourire, cela peut vous emmener très loin !

Aussi, j’aimerai remercier Clara, de m’avoir supporté ces quatre jours, et surtout de m’avoir permis de la rejoindre dans cette aventure. Une histoire, qui en réalité ne fait que commencer ! Merci pour tout, et merci à vous de m’avoir lu ! N’hésitez pas à me laisser vos impressions en messages ou en commentaires !

Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver la Première partie du Road Trip en cliquant sur le lien !

Je suis Alexandre Bridenne, passionné de voyages, de cultures et de découvertes, je vous partage ici toutes mes aventures en mots et photos.

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