La brasserie « Au Coeur du Malt »

La brasserie « Au Coeur du Malt »

Il n’y a pas d’âge pour apprendre ou pour faire. C’est ce que l’on entend assez souvent dans notre vie de tous les jours. Il n’y a pas de moments précis pour se lancer, pour vivre. Le but, finalement, c’est de vivre et de profiter en toute simplicité, en bonne compagnie, et avec ce qu’il faut de folies des bonnes chères de la vie. Jacques Siscic, à la veille de sa retraite, s’est fait cette réflexion : « Et si je me lançais à nouveau dans l’aventure de l’entrepreneuriat ? Et si la solution de cette équation résidait dans la bière que j’aime tant partager avec mes proches ? » Alors, direction Verneuil-en-Halatte, non loin de Creil et de Chantilly, à la découverte d’Au Cœur du Malt.

Entreprendre avec le Cœur

C’est dans ma chambre du Best Western Plus à Chantilly que j’ai pris le temps la veille le soir de découvrir en quelques lignes l’histoire de la Brasserie Au Cœur du Malt. Celle de trois hommes en vérité : Jacques Siscic, le fondateur, et de Xavier Barbieux et Emmanuel Duca, respectivement brasseur, et responsable de la communication. Celle d’un aventurier dans entrepreneuriat, qui comme cité plus haut, à l’aube de sa retraite à la tête d’une société de transport, décidera finalement de ne pas tirer le rideau. Et de créer, de produire, de laisser sa trace différemment, et surtout avec le plaisir des bonnes choses.

C’est comme cela que l’aventure se lance en 2016 : Créer une brasserie, authentique, et surtout fière du Made in France, sans pour autant se la jouer régionale. Ecrire une histoire, mais pas une histoire trop bête, trop tournée vers hier. Offrir plutôt un personnage, un Gustave, un nom bien de chez nous, mais qui a offert tant de personnalités marquantes : Gustave Eiffel et son goût du risque architectural. Flaubert, et ses mots fantaisistes, romantiques. Gustave Courbet, ce peintre réaliste à l’art saisissant et resté une référence à travers le temps.

Voilà, de quoi décrire notre trio de compère tombé dans la marmite de bière. Pas forcément petit, pas forcément passionné, mais avec l’envie de bien faire, de laisser leur marque dans le paysage houblonné. Tout en répondant aux désirs propres de Jacques, de Xavier qui compose avec talent les gammes délicieuses de Gustave, avec un brin d’audace. Et d’Emmanuel, à la plume tranchante et au romantisme à la Française, qui écrit avec passion cette histoire délicieuse.

La déco subtile du Best Western Plus de Chantilly évoquait une pluie d’étoile avec ses fibres au plafond, et la dolce vita du voyage en toute élégance.

Découvrir Gustave le Brasseur de Chantilly

Donc, c’est avec Emmanuel Duca, le responsable de la communication que quelques collègues blogueurs et moi-même, avions rendez-vous ce samedi matin pour découvrir l’univers de Gustave. C’est avec une belle chaleur, que ce dernier nous accueille dans cette brasserie. Il s’y mélange savamment, le charme du moderne épuré, la jeunesse de Gustave. Mais aussi quelques clins d’œil bien vu à l’authenticité du métier, à la vérité brute des matières, et de l’art de la brasserie.

La Gustave Blonde a par ailleurs reçu la médaille d’argent au concours général agricole l’an dernier.

Qui est Gustave ?

« Il n’y a pas vraiment de Gustave, nous apprend Emmanuel, nous sommes tous, un peu Gustave en France, et si nous avons fait le choix de ce prénom, c’est aussi pour nous différencier des bières régionales et nous donner une véritable identité. » Alors nous plongeons ensemble, porté par ces mots. Portés par ce Gustave sans visage, mais dont le logo sur les bouteilles nous laisse imaginer un homme simple et à la Française : la casquette et la moustache. Et dans son panier, pourquoi pas une ou deux bouteilles de liquide pétillant et houblonné.

Pourquoi ce nom alors ?

Mais Gustave, c’est aussi un personnage du coin malgré tout. Si la bière ne se veut pas régionale, en prenant le nom d’une localité, ou particulièrement ancré dans l’histoire du coin. Tout, de la bouteille au carton pour le conditionnement, en passant par les ingrédients, provient de la région Hauts-de-France (à l’exception du Houblon, dont une partie provient d’Alsace, et ce pour des raisons de quantités de production limités par chez nous.). Un véritable engagement, car Gustave il est d’ici, de Verneuil en Halatte. Car il est attaché à sa localité, et plus que ça à son pays. Et Jacques Siscic, ne se voyait par concevoir un produit aussi véritable, aussi convivial, produit ici, mais finalement que l’on n’aurait pas pu taguer de 100% Made in France… Du coup, c’est réussi et affirmé, la Gustave et l’Orgeline les deux bières produites par Au Cœur du Malt, sont réellement 100% Made in chez Nous.

L’Art de la bière et du Malt

Alors je ne vais pas vous apprendre à faire de la bière, ou vous donnez une quelconque recette, ce n’est pas vraiment mon but. Et même si j’ai pu découvrir les machines, des cuves de fermentations à la chaine d’embouteillage et d’enfutage, ainsi que les ingrédients de bases. Les recettes de la Gustave, de l’IPA, à la Triple, en passant par la Stout, la Blonde, ou encore Ambrée, reste l’apanage du Maître Brasseur, et de la brasserie. Toutefois, je peux vous révéler ceci, et d’ailleurs c’est valable pour toutes les bières : leur composition n’est pas un secret, contrairement à leur dosage ou leur temps de préparation. De l’eau, du malt (de l’orge germée et séché puis séparé de ses germes.), du houblon et de la levure. Ce sont là les quatre ingrédients millénaires d’une bière, et ce, quelle qu’elle soit.

L’Orgenline est une autre bière brassée par Au coeur du Malt et destinée à la grande distribution avec des recettes totalement différentes, mais un même savoir-faire.

Du malt, du houblon, et de l’inspiration

Après, c’est le talent du maître brasseur. Son affinité avec les produits, son travail de recherche et son palais qui vont définir la nature de la bière. Sera-t-elle forte en degrés ? Sera-t-elle présente en bouche, légère dans la gorge ? Plutôt désaltérante ou bien épaisse et réconfortante ? Autant de données qui se travaillent depuis l’origine des matières premières jusqu’à leur préparation, et à la fermentation. Pourtant, je découvrirai ainsi que par exemple les triples ne subissent pas de « Triple fermentations ». Il s’agit en réalité d’une appellation commerciale, les bières triples sont simplement gardée plus longtemps en cuve, mais pas au point de 3 cycles complet de fermentation. (Un cycle de fermentation correspond à 15 jours chez Gustave, imaginez une bière qui aurai fermentée pendant un mois et demi dans le cas de la Triple…).

Une histoire de Cœur

Enfin, après avoir fermentée 15 jours en cuves, c’est encore 15 jours minimum que la bière patientera en bouteille, dans le stock de la brasserie avant d’être livrée aux clients. C’est en réalité, une assurance de qualité pour les clients, dont les points de ventes sont situés surtout dans les Hauts-de-France, mais se développent nationalement avec quasiment six cent points de ventes, notamment en Ile-de-France, en Bretagne, en Normandie, et dans l’Est.

Moment crucial : la dégustation

Voilà un instant que nous attendions tous en vérité. Quand on parle de nourriture effectivement c’est très important de déterminer la qualité des produits au travers des matières premières, du processus de fabrication, et de l’éthique de l’entreprise, que ce soit envers sa production et quant à la gestion de ses déchets. (Par exemple une partie des déchets organiques, les « drêches » sont évacuées une à deux fois par jour par un agriculteur locale pour servir de compléments alimentaires aux animaux.).

Bien déguster une bière

Mais au-delà de cela, alors que tous les indicateurs étaient au vert dans le cadre des éléments ci-dessus, le test sépulcral de la dégustation s’offrait enfin à nos palais de passionnés mais aussi de gourmands il faut avouer. Alors l’alcool est à consommer avec modération, et quand je parle de dégustation, je parle évidemment de quantité limitée permettant de s’imprégner du goût et de ses subtilités. Et en aucun cas de vider demi sur demi dans la brasserie.

Les bières Gustave en pression

Alors j’ai commencé par une délicieuse Ambrée. Forte en bouche, mais peu en degrés, elle dégageait de subtils arômes : Écorce d’orange, et coriandre, venant épicer la bouche agréablement mais restant très désaltérante. J’ai après testé la Triple, plus forte en degrés, la plus forte d’ailleurs de la gamme titrant à quasiment 8 degrés environ, mais étrangement plus légère j’ai trouvé dans la bouche, et surtout moins amère et donc plus sucrée et douce au palais. Très bonne pioche !

Dégustation du malt en bouteille

Enfin, petit péché mignon, je n’ai su résister à la Stout. Cette bière brune, dont la plus connue est sans doute la Guiness. Particulière pour beaucoup, je l’apprécie bien fraîche comme servie par les soins d’Emmanuel. Et là, c’est une véritable surprise dans la bouche. Car au nez, elle dégageait des odeurs entre un chocolat noir particulièrement fort, et un café plutôt corsé. Et dans la bouche tout cela se confirme : c’est comme boire un moccacino pétillant et frais. Terriblement désaltérant, et plaisant en bouche par ses notes amères et sucrées délicatement entrelacées.

C’est un peu le mélange du chocolat noir et de la fleur de sel, étonnant et pourtant tellement bon ! « L’idéal pour la déguster (la Stout), c’est d’avoir un joli plateau de fruits de mer ou d’huitres à côté. Cela parait étonnant mais ce goût chocolaté, torréfié, se mélange de façon très gourmande à celui de l’iode. ». Voilà un conseil, que je ne tarderai pas à appliquer en tête à tête avec ma moitié !

De retour à la maison, la dégustation s’impose !

Où trouver les bières Gustave sur Saint-Quentin ?

Un moment idéal, et pour ceux qui habitent à Saint-Quentin, le Réservoir Bières, propose à la vente la bière Gustave, aucunes excuses pour ne pas filer en déguster ! (j’ai passé un petit coup de fil en écrivant cet article comme la soif me montait…).

Le mot de la fin

Vous l’aurez compris j’ai été SE-DUIT ! Par l’entreprise déjà, une véritable bonne découverte : taille humaine, belle éthique que ce soit pour les produits ou les événements couverts avec les Ecocups qui se remplissent par la base, que du bon ! Que ce soit par l’accueil et la prévenance qui nous ont été donné, du vendredi soir lors de notre accueil à l’hôtel et le samedi matin dans la brasserie, où, nous sommes tous repartis quelques bouteilles de Gustave sous le bras. Et enfin par les produits, authentiques, sincères et surtout qui ne surjouent pas : en effet les promesses sont tenues depuis la conception jusqu’à la dégustation. Il n’y a pas de fausses notes que nous ayons ressenti d’un avis commun.

Alors je voudrai remercier l’Agence Presstance, qui m’a convié à cette rencontre, à laquelle j’ai été heureux de participer. Emmanuel Duca, pour son accueil, sa gentillesse et sa patience face à nos appareils photos inquisiteurs et la passion qu’il a su nous transmettre dans ses mots et cette matinée.

J’espère vous avoir convaincu, et peut être que lors de votre prochaine soirée, vous n’hésiterez pas à tenter de déguster une savoureuse Gustave !

Un joli clin d’oeil à un autre Gustave, et une belle « Deuche », écho aux fameux Type H

Et comme j’en parlais la semaine dernière, n’hésitez pas à aller lire mon article sur la Fête de la Bière de Saint-Quentin ! 😉

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