Un après-midi à Laon

Un après-midi à Laon

Samedi 30 mars, Igers Picardie, avec le concours de J’aime l’Aisne et de l’Office de Tourisme de Laon, ont organisé un Instameet à la redécouverte de Laon. Au programme : visite des souterrains et de leur nouvelle scénographie, de la vieille ville et de ses rues d’antan. Et bien entendu de la Cathédrale et de ses hauteurs. N’ayant pas pu y participer, pour cause de permanence de l’exposition « Poétique de la Ville » à la Médiathèque de Vermand. J’aime l’Aisne m’a proposé une séance de rattrapage ce vendredi ! Je la partage avec vous !  

Laon, la montagne couronnée. 

Depuis les hauteurs de la Cathédrale.

Si le surnom de Montagne Couronnée, parait bien étrange aux personnes auxquelles on essaie de décrire la ville de Laon. Celui-ci devient bien plus clair lorsque l’on voit se dessiner dans la plaine axonaise le profil de la cathédrale surplombant le monticule de calcaire sur laquelle elle est érigée. Et quelle histoire, pour cette « petite ville ». Préfecture de l’Aisne, ancienne capitale du Royaume des Francs, berceau de Charlemagne, mais aussi de la Fronde à la fin du XVIIIe siècle. 

Alors, pour mieux comprendre sa haute histoire, qui prends racine au Moyen-Âge, c’est dans les souterrains de la ville qu’il faut descendre. Fermés au public depuis Septembre 2017, afin de faire peau neuve. C’est depuis le 30 mars, que ceux-ci sont de nouveaux accessibles. Au programme, le parcours s’est vu agrémenter d’une nouvelle scénographie qui permet de comprendre, les origines de la ville et son histoire rocambolesque.  

Sous la ville, à travers le temps. 

Oserez-vous y entrer ? 

S’il y a bien une chose à visiter, et c’est un bon conseil que je vous donne ici, c’est de visiter les souterrains. Effectivement, si le romantisme de la vieille ville perce votre cœur tandis que vous flâner dans ses antiques rues. Alors il faut, afin de mieux vous imprégner de l’atmosphère, voir la ville du dessous

Visiter les galeries, depuis les carrières d’où proviennent les pierres qui forment la citadelle. Jusqu’aux forts, qui ont vécus les différents événements tragiques qui ont forgé l’histoire de la région, mais aussi de la France. Remonter le temps n’a jamais été aussi aisé. Mêlant au côté sépulcrale de ces vastes espaces taillés à même le calcaire, le modernisme des projections et des jeux de lumières. Vous verrez comment les hommes ont su exploiter les ressources de ce monticule. Comment les guerres, les périodes d’aisances. Comment touchée par la grâce de la royauté, comment touchée par la disgrâce. Laon, a su faire partie de l’histoire de France, bien au-delà des frontières du Laonnois et de l’Aisne

Vous comprendrez aussi le concept de « souterrain perché« . Car en réalité si vous vous trouvez à cet instant sous la ville, vous restez bien au dessus du niveau de la plaine. Et à travers les fenêtres dans la roche vous aurez l’occasion de vous en rendre compte. Finalement c’est dans une poudrière que se terminera ce voyage insolite. Cette poudrière qui explosa, et souffla les vitraux de la cathédrale perdu à jamais. A noter que si des personnes en situation de handicap visuel ou malentendante peuvent être accueillies. Les personnes en situation de handicap moteur, ne pourront hélas pas se voir autoriser à pénétrer ce lieu restant difficile d’accès. 

La Ville Haute

Vue sur la plaine environnante

Maintenant que le surnom de Montagne Couronnée, expliqué dans les entrailles de la ville n’a plus de secret, il est temps de flâner dans les rues. En dehors des voitures que vous croiserez, tout porte à croire que la ville reste figée à cette fameuse époque de gloire médiévale. A l’image des enseignes en fer forgé et qui marque les commerces d’antan. Pourtant installé en 2009, 2010, avec la volonté de montrer ce patrimoine. 

Peut-être, flanant dans la rue Châtelaine, vous arrêterez vous, chez Amandine. Afin de déguster cette délicieuse spécialité. Les Pavés de Laon, a base de pralin, vous séduiront autant que les trompes l’œil installé partout en ville. Et avec ce conseil avisé du peintre Pierre Grenier, vous ne devriez pas manquer de vous rappeler à la bienséance de notre époque. 

Street Art, et art millénaire.


« Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout… »


Victor Hugo, correspondance avec sa femme Adèle. 

Alors, perdu entre la Chapelle des Templiers, la muraille qui ceint la ville. Et bien entendu l’Hôtellerie du Dauphin, vous trouverez sans doute votre coin de bonheur. Dans l’admiration du paysage, ou, assis à la terrasse du Parvis, ce restaurant dont la localisation ne devrait pas vous poser de soucis… 

A la conquête du ciel

Alors, après les souterrains. Après, avoir flâner au niveau des humains, il est temps de s’élever et de lever les yeux vers cette dame érigée en 1155. Monument gothique par excellence, la Cathédrale de Laon a une histoire toute aussi trépidante que le reste de la ville. Ses vitraux soufflés, sa reconstruction, et sa restauration, feront l’objet de biens des discussions et d’interrogations. 

Le sentiment de lumière, de clarté est imprenable une fois les portes passées.

Ce qui frappe le plus en entrant dans la cathédrale, c’est la lumière qui y pénètre. Il ne fait pas sombre, et un certain sentiment de clarté règne. Les vitraux blancs, contribuent énormément à ce sentiment de paix et de sérénité. En outre, le lieu est propice au recueillement, et à l’admiration de cette merveilleuse architecture gothique. Ce style qui en était alors encore à ses balbutiements, la construction de Notre-Dame de Paris étant même postérieure à celle de Laon. 

Ai-je alors besoin de plus de mots pour vous laissez dévorer ces quelques clichés de la vénérable ? 

Le soir approche, le soleil commence à se coucher dans le ciel

Le mot de la fin

Alors, c’est ici et comme cela que j’achève cette visite le temps d’une après-midi. Bien sûr qu’il y a des choses que je ne vous ai pas montré, et peut-être trouverez vous, ce développement un peu succin. Mais j’espère vraiment vous, avoir donné envie d’en voir plus. La porte d’Ardon, toutes les rues médiévales, ainsi que les églises qui jalonnent la ville. Enfin je termine par un remerciement tout particulier à Christelle Clément, d’Aisne Tourisme, qui m’aura permis d’accéder à tout ces lieux. Qui m’aura permis de revivre cet instameet, et de partager avec vous cette expérience. 

Et si vous vouliez plus d’informations, rendez-vous sur le site de Tourisme du Pays de Laon

Je suis Alexandre, mais appelez-moi Alex ! Passionné de mots, et de photos, je vous embarque dans mes Stories, à l'assaut du monde !

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