Immersion à Nausicaà

Immersion à Nausicaà

Samedi dernier, j’ai participé à l’instameet proposé par Igers Arras, Pas-de-Calais Tourisme, et l’office de tourisme de Boulogne-sur-Mer, afin de découvrir quelques oeuvres de street-art disséminée dans la ville. Mais aussi de découvrir la nouvelle extension de Nausicaà. Si le temps le matin ne nous a pas gâté, l’après-midi au sec dans le fameux Centre de la Mer Boulonnais, nous a tous séduits. « Voyage en haute mer« , c’est la promesse qui nous ai faite par cette nouvelle exposition. A vous de vous faire une idée… Attention, Capitaine Alex à la barre, immersion en cours ! 

Nausicàa  : Une nouvelle dimension

Depuis 1991, ce sont près de seize millions de visiteurs qui sont passés à Nausicaà. Il s’agit de la fenêtre ouverte sur le monde marin, la plus populaire au nord de Paris. Le plus grand aquarium européen est ainsi le second endroit le plus visité dans les Hauts-de-France, après le Parc Astérix. Après deux ans de travaux, c’est un autre monde que propose Nausicaà. Voyage en Haute Mer. Avec la recréation entre autre de l’écosystème de Malpelo.

Cette nouvelle extension a permis de doubler la surface totale du bâtiment, en intégrant un bassin de dix mille mètre cube. Pour vous faire une idée, il a fallu près de six semaines pour le remplir. Et aussi une bonne dose d’ingéniosité pour y intégrer une à une les espèces présente. Ainsi abrité derrière une architecture résolument moderne, l’immersion commence ainsi par un vertige : Celui des chiffres, de la découverte. Celui d’une expérience qui commence aux abords d’un vaisseau bionique

L’île de Malpelo, est située au large de la côte colombienne, à environ cinq cent kilomètres. C’est pour son cadre unique, sa biodiversité, que la centre a fait le choix de reconstituer son environnement. Devenu sanctuaire pour la Faune et la Flore en 1995, protégée des passages commerciaux, et de la pêche, depuis maintenant plusieurs années, Malpelo est un cadre unique dans lequel se côtoient des espèces qui ne vivent pas ensemble ailleurs.

Une véritable dose de savoir-vivre « Animal », niché, au cœur d’une géographie changeante et variée. Des rives de pierre, cadre idéal pour les diverses coraux. Jusqu’aux eaux bleues et profondes où se faufilent tous ces petits poissons, aussi brillants, que le soleil à la surface. Une dolce vita, qui nous permet de chercher, de trouver des réponses pour le futur. Au travers d’un monde que nous connaissons si mal. Cet univers qui représente une si grande partie de notre Terre, tant dans l’espace que dans le temps. 

Une scénographie au service de la nature

Ce qui vous frappera, lors de votre déambulation notamment, c’est ce bleu. Ces reflets d’une extrême pureté lié à l’eau, cet élément majeur incontournable ici. Pureté. Comme un mot aux échos étranges, tantôt mêlés d’une douceur incroyable, tantôt emprunt d’un naturel aussi brute qu’étonnant, d’une force aussi captivante que portante. Tout en apesanteur, épris d’une musique qui semble si familière. La scénographie, a été particulièrement travaillée. Un état de grâce, en presque apesanteur, rendu à la fois par la mise en scène, les ouvertures géantes telle que la faille de sept mètres de haut, le tunnel de verre… Et par ces couleurs omniprésentes qui nous emmènent quasiment dans l’espace rendre visite à un certain Thomas Pesquet… 

On s’attend presque à entendre vrombir les moteurs, a sentir vibrer sous ses pieds, le monstre mécanique qu’on nomma « Nautilus ». Et je m’y suis pris plusieurs fois à rêve du Nautilus ; tout au long de la déambulation. Ce livre, Vingt Mille Lieues sous les Mers, écrit par Jules Verne, trouve ici tout un écho incroyable. La découverte des fonds marins, de cette haute mer, faisant de nous les spectateurs d’une chorégraphie journalière. Un ballet, duquel notre conscience nous tient ; volontairement ou non ; éloigné. Une sensibilisation à la nature couleur bleue, et au concept délicat de la faune et de la flore maritime. Celle qu’on ne voit d’habitude que sur Arte le dimanche soir, ou autrefois dans Thalassa, et dont pourtant la vie émane. Ce bouillon grondant, ressassant sans cesse, et qui reste pourtant, un inconnu de taille. 

Le remous de l’eau, quelques échos lointains enivrant. Dévorant, sublime et incroyable. Non vous ne verrez pas passer les heures, apprenant, vous émerveillant, sublimant chaque passage d’une onctuosité marine aux goûts exotiques. Sur l’autre façade de ces mots qui m’ont conquis, vous comprendrez. Tout en voyant les fenêtres, écoutilles, failles, pour finir sur le spectacle de cette baie vitrée géante.

Trois entreprises dans le monde possèdent la technologie pour fabriquer, assembler, les trente-huit centimètres d’épaisseur vous séparant, d’un rien en somme, d’un écosystème représenté. Un écran d’une centaine de mètre carré, affichant constamment un spectacle incroyable. Un ballet d’une grâce sans égale, dictée par les lois de la nature, les jeux de lumières, et les périodes de la journée.  

La baie de cinq mètres de haute par vingt de large, nous permet de plonger pleinement dans l’expérience. 

Face à l’infini

Alors, je n’ai pas envie de jouer au guide. Je n’ai pas été très assidu pendant la visite je préfère être honnête… Que dire alors ? Que la magie a été totale, et ceux même après avoir eu la chance d’accéder au coulisse de ce nouvel univers ? La découverte de cette machine immense à voyager sur terre et sous mer, m’a permis de mieux appréhender et commencer à comprendre des enjeux qui nous dépasse au quotidien. Alors, oui. La technique à ceci de bon, qu’elle permet de plonger au cœur des problèmes, et de leur donner cette dimension sacrée. Celle pour laquelle on se dit, qu’il existe de vrais soucis, et que certains d’entre nous ont commencé à y répondre. A l’image d’Aglaé, dont vous pouvez voir les mains ci-dessous, et qui nous a expliqué avec tant de simplicité, le bouturage des coraux, et leurs développements. Comment ces animaux, un peu plante sur les bords, se développent en symbiose avec leur environnement. 

Le tunnel de dix-huit mètres de long, vous donnera l’illusion d’une ville sous-marine. 

Vous les découvrirez alors ces coraux, dans le bassin, et les plus « petits » aquarium. Vous verrez aussi ces requins, ces raies manta, ou aiglés. Les méduses, et les poissons diverses qui constituent une véritable faune, un véritable parc, qui au total comptabilise cinquante huit mille animaux. L’occasion aussi de comprendre le fonctionnement de Nausicaà, au travers de ses soigneurs, de ses scientifiques, qui chaque jour avance un peu plus dans la compréhension des abysses. Des Hommes qui chaque jour, font fleurir la magie extraordinaire, de ce monde nuancé. 

Le mot de la fin

Qui n’a jamais entendu parler de Nausicaà ? Qui n’a jamais visiter le centre de la mer Boulonnais, le plus grand aquarium d’Europe ? Vous ? Alors, il est tant de vous rattraper avec cette magnifique extension. D’ailleurs, pas d’excuses tolérées, car même si vous connaissiez, je ne saurai que vous enjoindre à revenir ici, dans le Pas-de-Calais. Là, où la mer est dure, autant que douce. Là, où on rêve que les hommes nagent vers un futur, aussi simple que pérenne. De quoi en somme, laisser l’enfant en vous, rêver encore un peu aux manchots sur la banquise. 

Et, si vous vouliez en savoir plus, alors je vous conseille de vous rendre ici, sur le site internet de Nausicaà 😉 

Je me présente ! Je suis Alexandre, mais appelez moi Alex ;-). Ce sont mes histoires que je vais vous raconter. Plus que de simples articles, j'ai décidé de vous faire (re)découvrir, certains endroits, certains lieux à ma manière ! Vous êtes prêts ? On y va !

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